samedi 7 juillet 2007

Précellence

Tu n'es pas né pour accomplir ta propre fin
Tu n'es jamais que de passage, heureux présage
Accepte d'être dépassé, pillé, cassé, sois sage
L'heure clame de passer les arrêtés du destin

Celui qui te suivra vaut plus que toi
C'est la règle, les conditions du trépas
L'heureux règne de la foi sans loi ni moi

L'enfant vaut plus que le sens
Il décline la toute-puissance

Le chant de ta - présence.

lundi 18 juin 2007

Carrefour

Il est venu de loin
Tu ne l'attendais plus
Il criait à l'ivraie - vie.

Dans quelque temps, le néant
Ressemblera à l'étant
Il sera à la frange du - passage.

Une phrase est-elle imprononçable
Dis-la avec tes mauvais mots
Elle sera ton oeuvre et ta - destinée.

samedi 9 juin 2007

Olifant

Ne perds pas de vue le jour où tu fus
Enfant
Quand l'étoffe rejoignait à sa main le
Présent
Maintes fois les marins louèrent roux sang
L'absent
L'agneau en eau-forte s'ébroue et troue le
Malin
Fort des vigueurs d'antre mou des parfums
Ioniens.

samedi 2 juin 2007

Foisons

L'innocence dense annonce la tumeur impassible
Celle dont on ne réchappe qu'en abattant la cible
On outrepasse sa vie à prêcher le mensonge
Mais au creux de nos paumes s'agitent et rongent les songes
Rien n'est pire qu'une joie qui aigrie s'éternise
Elle annonce le bonheur fadasse de la hantise
Les tristes troubles des mares accaparent l'horizon
J'essayais englué de cueillir ma moisson.

mercredi 30 mai 2007

Rivages

Nombre de voyages vers les rives
Age d'or où l'homme se repaît
Dans les mythes et les mystères d'Eve
L'ère dorée trace le rien sans ire
Dis-nous le prix de ton sourire
Fixe la tourbe et l'ocre des mères
Un seul linceul bruit et bruissait
Au fond, tu dépêchais l'écrin...

vendredi 25 mai 2007

Ebats

Ne te soucie pas trop des maux
Qui s'érigent comme des vilaines peaux
La maladie te laissera vivre

Tu ne te scléroseras jamais
La vie est mieux que le harnais
Le temps des grives et des ivres livre

Ne te délie pas de la joie
Elle approchera comme une discrète
Qui s'étonne que l'heure de la crête
Concorde avec l'ère de la foi

Sois le roi de vie qui s'ébat
Toi le peul chant ment au comptoir
Mieux vaut pour boire quelques déboires
Qui vous livrent le fer aux débats.

samedi 19 mai 2007

Bonté

Sa bonté était telle qu'elle sentait l'être de la vie
On avait beau dire, ce signe céleste avait son zeste preste
On a beau savoir que la vie est plus forte que la mort
Il est des jours où les charognes ont des bouffées de torts
Où la fumée de l'âtre est plus âcre que les feux de l'ocre
Où l'on aimerait tant souffler le peu qui nous étend
L'air marin, l'iode et la brise n'ont pas d'emprise sur nos crises
Sur le coeur sûr d'assurer sa méprise.

Sa bonté était telle qu'elle bradait l'énergie
Elle vous détournait les regards trop noirs
Pour éventer les brumes candides de l'ombre
L'incandescence n'empêchait pas ses pieux
J'aurais préféré attacher l'espace
J'étais un sursis qui ronge son état
La grâce gagnée, je vivais du déni
Un jour à mort, l'autre resterait en vie.