mercredi 8 février 2012

Pionnier

C'était la fin d'un monde, c'était la fin d'une poche
Quand la brume prend sa plume et nourrit son écorce
Il n'est pas bon de luire et de viser l'amorce
Quand ton être t'ennuie au point de rater le coche

Foin de foison de pluie et d'aveugles voilés
La crise dure un temps et puis l'homme sort de sa terre
Il ne peut enterrer sa tombe au cimetière
Le temps d'éternité prend son temps pour durer

Sans quoi tu ne verras pas ta vie défiler
Sans quoi tu ne sauras pas pourquoi tu es né
Sans toi tu es un wagon lancé sur son spectre

Mais laisse l'envie vriller et tu seras pionnier

dimanche 25 décembre 2011

Secret

Quand la vie est trop dure sans un cri une épure
Garde le moral en haut et tes soucis au chaud
Sénégal à la France tes enfants en souffrance
Si tu te bas en lion tu retrouveras ton nom

Agis au nom du père et oublie les repères
Ton mari t'a trahi il a perdu l'avis
Il est dur de se battre contre la Justice de l'âtre
Perdue dans la grande vie on pleure et on supplie

La souffrance est une force en dessous de l'écorce
Quand les parents se quittent les enfants déméritent
Tout au bout de l'épreuve lui et tapit la preuve

Qui t'a abandonné quand sans sou tu errais
Jetée de ton logis tu cherchais tes amis
Le secret de la foi se tient au coeur de toi.  

jeudi 17 novembre 2011

Rat des vils

Le coeur vaillant j'étais ouvrier commercial
Je faisais croire à tous que j'étais mon lieutenant
Réfugié du Congo j'étais comptable brillant
Je lançais aux rieurs que j'étais général

Et moi le matamore je n'étais rien du tout
J'appartenais à cette génération en crise
Qui vous ment sur ses titres et se flatte de ses prises
Alors qu'elle brille surtout par son amour du flou

J'étais jeune, j'étais vieux je salissais mon nom
Je méprisais ma vie en changeant mon statut
J'étais de la génération des serfs vendus
Vantard du système, je suais ma soumission

Pauvre de moi, pauvres mes compères, pauvre galère
J'étais contraint à exagérer mes tourments
Pour justifier ma pauvreté, mon dénuement
Mon dénouement était d'être un tocard sans air

Etre de soupçons, ère de méprise, mépris des sphères
Je suis un escroc du boniment médiocre et fat
Je suis un rat qui joue au lion sans sa crinière

Quand je déambule on voit mon poil vil et gris
Perdu dans mes illusions pathétiques je prie
Pour que mon futur ne soit pas celui d'un cas.

mercredi 19 octobre 2011

Sans coeur et sans reproche

Regarde-le : un autre Jean Sans Coeur il travaille
A l'ONU la pauvreté l'a rendu pauvre veule
Oubliant les Libyens il tient son alibi
Il est tellement bon qu'il s'est une fois trompé

Il a collaboré avec le dictateur
Mais juré c'est prescrit si l'on abjure sa peur
Jean n'est pas proscrit il s'est dédit sans remord
Il défend l'Afrique plus encore sa renommée

Rien ne sert de travailler si l'on est calomnié
C'était un dictateur qui donnait des millions
Un pauvre fou c'est jugé et parlons d'autre sujet

L'Afrique tant défendue va crever sous le joug
Tant pis, renie-toi, tends la joue et vis ta vie
Ton avis est validé s'il est compatible


Lâche heurt

Les lâches ont fermé les yeux sur l'horreur c'est dur
De se lever se battre de jeter sans rancoeur
Etre au niveau de la vie dispense des avis
Les lâches oublient qu'ils attisent leur destruction sûre

Ils ont le ventre rempli et l'esprit lourd
Une vie de mépris n'aide pas à l'honneur
Une heure d'horreur vaut plus lourd que l'aigreur
Ils sont seuls avec leurs peines sans amour

Plus tard, quand ils se sont trompés
Ils oublient qu'ils sont égarés
Ils s'en prennent à des opportunes

Il est dur de changer
L'objectif de la thune
Est le vrai conseiller


dimanche 18 septembre 2011

Larmes et armes

On tue des innocents, on massacre des enfants
Tu n'as rien dit, les yeux clôturés par ta peur
Rien ne sert de sauver ton confort par l'erreur
Les martyrs de Libye ont foulé les perdants

Les victimes de Gaza n'ont jamais pu sortir
Intifada colère sont les armes des lance-pierres
Les surhommes en titane gravent leur coeur militaire
Pendant que l'on oublie que les traîtres sont des sbires

N'oublie jamais que le vacarme est le KO
Si le système s'effondre, le coeur en Occident
La larme à l'oeil est la fuite des gloutons bêlants

Si tu veux sauver le colonisé, l'Afrique
Prononce la faillite des banques et des casinos
Le bonheur ne s'obtient qu'en contrôlant le fric

mercredi 14 septembre 2011

A la lie bue

N'ont rien dit, rien compris, tout béni, du non-dit
Pauvres petits, leur confort ébranlé par l'OTAN
En Libye, on massacre des milliers de bandits
On égorge, on se gorge du sang des résistants

Les jeunes ont pris les armes, la menace terroriste
On ment sur al Quaeda alliée des soldats
En Occident fasciste comme au temps renégat
Les gens contents du départ du tyran autiste

Un Kadhafi sanglant, violeur et sans scrupule
Est remplacé par les sauveurs de l'Occident
Sans autre pensée que la démocratie du paon
Tue le Colonel fiel lance grave la tarentule

Les obsèques de l'Occident ont commencé tôt
Il a agressé s'est défoulé sans pitié
Il cherchait à venger son dû d'autorité
L'empire s'effondre et l'ombre du chaos prend l'écho