vendredi 4 mars 2011

Ecole

L'alcool colle à tes pores d'attache en terre dansée
Le collant de la craie ébaudit l'ivre excès
Si svelte est la savane sans son signe sidéré
Cancre, gris, cramoisi sont les pierres de l'accès

J'en viens à janvier aigre le mois des moissons d'or
Jade et rubis rois sont les stèles de nos antres laids
Engoncé dans l'estoc tu portais le baudet

La bêtise est ton âme, l'âne ton animal mort
Tu gémis sous tes tics, tu guignes le hareng saure

Sors de cet esprit vide, jette un sort à l'encre aigre.

vendredi 21 janvier 2011

Déroute

La fin d'un monde, la fin d'une mode, la faim des codes
La fin est faim, elle vous dépasse, elle vous traque, casse
Dure la fin, vivement le début, l'envol amasse
L'air du temps triste emplit l'époque opaque à solde

Quelle est cette mélopée qui dézingue un soldat
L'acmé de nostalgie à l'air gît sans retour
Tu ulules à l'avis mais tu luis à l'amour
Le dard est lardé de sombres coupes sans foi fada

Ton crime tu n'as rien dit rien compris à l'écoute
Resté dans ton muret tu scrutais la sombre hutte
Rance et rauque à souhait tu étouffes l'élan des luttes

Jette haine et sombre regret tu es toujours en voie
Par-delà minaret et par-delà l'émoi
Le chemin des sentiers écourte l'écho des routes

lundi 13 décembre 2010

KO

Bientôt le chaos serine le nihiliste rouge
Enfin du vrai réel, de l'ordre et de l'oubli
Quand s'effondre un système les ragots de sortie

Tu sors de ton antre et tu pars dans un bouge bourge
Les marchands ont marché et ont perdu leur âne
N'oublie pas de passer si tu tiens la savane

Dans la cuisine les démons ont rôti leurs courges
Il est temps de comprendre sinon tu te perdras
L'erreur est divine le diable persévère en chat

La crise annonce la lumière l'étoile du levant
Si tu te rétractes prends garde à tes dents devant.

samedi 13 novembre 2010

Ampère

Quand les carottes sont cuites, nul répit pour les râpes
C'est raté, c'est taré, c'est l'envers de l'hiver
Le vert avers est contre tout éther impair
Quelle est cette mélopée qui lancine et dérape?

Minable est la souche de la fable affable et louche
Ton territoire de souche était entier dans l'ambre
Que mal te semble entier intégraux sont les membres

A n'y point trop penser tu songes et tu te couches
A trop prendre le coche tu rates la mouche et moche

Hait ta caboche en place ton asphyxie sans coche

lundi 11 octobre 2010

L'estoc

Mais oui je n'ai rien dit j'étais faible j'étais fiable
J'empiétais dans la vie à l'avis des gentils
Si tu prends ton envol dans l'envie des esprits
Öte-toi de ton vol qui fait le dieu fait le diable

Dieu et Dieu font quatre la remarque en sombre solive
Quand tout était en cartes tu engageais l'antique
De toutes tes visites courtes tu claqueras l'éthique
Mon être est tendu vers l'ère de l'âtre en olive

Un are de térébinthe replaçait la plainte rousse
Quand un clac de faucille vacillait dans l'époque
J'engage les résistants à prévoir laves et mousses

Un pic de croissance corse le piment des vautours
Au tour de ton écorce s'élançaient les sels lourds
Ne doute pas de ton crâne car il est des estocs.

mardi 5 octobre 2010

La soeur du sort

N'invoque pas l'équivoque du soliloque hanté
J'étais un rejeton de la géhenne de peu
Mes aïeux pâtissaient de leur angoisse de jeu
Tu cachais ton désastre sous le désir d'été

Après quinze ans de lutte j'ai retrouvé tes pas
J'étais apôtre du doute je crie en témoin cher
Perdue dans ta redoute tu lances la mode hiver
Le temps qui sauve ta décrépitude : tes abois

Vieillie et décrépie tu agonises en longe
Circule en sourdine sèche tu interdis la vie
La mort t'a enroulé de ses cédilles aigries
Veille à sortir du sort tu râles par tous les songes

Quand jetteras-tu l'éponge?

jeudi 9 septembre 2010

Hymne aux tumeurs

Aujourd'hui j'ai croisé un homme intègre, gens bons,
Le genre de pédant sans anathème et sans vice
Il frisait ses moustaches et chantait ses services
Sur un ton docte il énonça son air profond :

Que les complots n'existent pas, que non, que diable
Les complotistes sont délirants, détraqués et
Ils ont la berlue dès leurs complots aux aguets

Pas de complots, du sable, érable, notables, maniables,
Nous voulons vivre sans les soucis gris des rumeurs
Dans les vindictes vaincues naissent par hymnes les tumeurs.