mercredi 7 avril 2010

Aphasie

Ils ne comprennent rien, ils sont tristes ils sont chiens
Les artistes de la ville ont découpé les vils
Les autistes sont en files pour amarrer les tiens
Pendant que tu épies ils sont piles ils épilent
Ils sont les rillettes qui languissent dans leurs emplettes

Les naufrages et les suffrages ont la rage des lâches
Qui t'a dit tu lisais les poètes aux sonnets
Qui t'a caché l'édit des mirettes de ganaches
Ne prends pas les fumiers pour des rampes au sommet
Ils sont les layettes qui frémissent dans leurs en-têtes

Tu prends l'art pour du lard ô cochon au mitard
Mieux vaut tard que j'en mets j'en prends des laids et l'ai
Dans toute histoire de poire on retient les fous phrases

Les phases et les versets ont l'âne des milles emphases

jeudi 25 mars 2010

La terre père

L'époque est opaque épique est sa plaque de poids
Ploie l'épopée brave de la poix sans la burqa
Éponymes et partisans sont les chants des mâts
Mat et moqueur le mirador reprend son choix

Ceux qui n'ont rien compris sont les vaisseaux du luth
Les vains vampires de l'asphalte sont en pire des poires
Des renégats du nougat clair des rares histoires
Entre deux quais entre deux berges gambergent les putes

Rut est rutilant le futile de la clique à
La rage de l'espoir moire butine dans la cour courte
Un peu de miel et peu de mâle c'est le recours
Recette de la rate à registres rengaine mollah

Mollasson et molaire sont les maux de nos airs
Les oursons endémiques sont les pics du macaque
Quand les profits rétablissent l'a-rythmique des cracks
L'amer et l'avers verseront dans le vide pers

lundi 1 mars 2010

L'espoir de l'esprit

Peu de partisans perdent leur passé perspicace
Muets mentent les marchés marris qui meuvent l'amer
L'éther de l'éternité erre l'émanation
Sandre et signature sont saucissonnés sans serf

Il est des illusions qui illuminent l'ire d'île
Tant de temps à tenter de tâter le transit
Face aux fantassins les fêtes foraines feignent le feu

Nantis de nuées noires et de nombres les nectars
Rodéos rodés de ribambelles rivées rances

Exode ou examen.

dimanche 24 janvier 2010

Peu

Peu de temps, tant de peur, temps de pneu, pleut d'erreur
C'est l'étang de la glace, le printemps de nos êtres
Quand les arbres font surface et que l'an rend sa lettre
Le frère est en vain le parent pleutre de ton cœur.

Cours des miracles ou des mirages, j'entends l'esthète
Les viles trompettes qui nous accablent de leurs sornettes
Sont-ce des chalumeaux des chameaux des chants sacrés?

Les chiens chuintant ont déguerpi de leurs repaires
Respire le fer de danse de l'ennemi vipère
As-tu déjà humé le vent violent d'été?

Tant d'antan, temps d'avant, redemande le présent
L'éviction de la perle est l'affront des flamants.

mardi 8 décembre 2009

Donjon

Moi, je n'ai rien dit, j'étais départi, j'errais
Dans les ruelles de l'or
Moi, je n'ai rien pris, j'étais imparti, j'aimais
Dans les venelles du sort

Peu de mains droites se sont tendues dans la tempête
Il est des ondes de vin
Peu de lin moite boit l'onde de la sagesse des fêtes
Il est des rondes de sain

Toi le saint, l'équipage, le nacré des ramages
Tu quittes l'écurie des tulipes et des antres deux
Quand c'est le bagne tu castagnes et tu gagnes ta rage

N'opère jamais le cancer des attaches si noires
Le risque est de passer de la tête aux essieux
Quoique l'écho des maux vaut plus rare que le phare.

vendredi 13 novembre 2009

Le roi

Je n'ai jamais pensé l'énoncé de la vie
Lancez les lames d'acier et poser le ramage
Sans un peu de vitesse l'église brille dans la rage
Regarde-toi en tigre tu rugis de ta lie
Tu sais bien que le monde ne dure pas une seconde.

Tu sais bien que le temps est un phare du néant
Tu sais bien que l'ennui est le frère de la mie
Quand un homme est une âme l'ennemi est un oui
Dont le rang est une rame et le fruit de ton sang
Tu ne sais pas que le monde de jour est une ronde.

Je t'en conjure : ne jure pas, ne juge pas, sois le roi.

mardi 27 octobre 2009

Monde

Le monde plonge et toi tu longes
Le monde meurt et toi tu pleures
Le monde crie et toi tu ris
Le monde crisse et toi tu visses
Le monde paye et toi tu rayes
Le monde vit et toi tu dis

Quand arrêtes-tu patate de planter des tomates?
Tes histoires de jardin cachent des bêches de frégate

Quand arrêtes-tu malin de penser par les pieds?
Le diable est obole oblong est son passé.