mardi 28 juillet 2009

Iris

Invente ou intente le tambour de la tente teinte
Sans riz et sans or pas de coup saint qui picore
Instrument de la rente dont les pics sentent le sort
Si tenter est un cor, que ton coeur soit sans plainte

Initie le paon aux effets du bon son
Signaux aux échos dont le glaive est central
Incandescent et récent le changement râle
Stupeur et signes aux lents du blé et du son

Ivre du vent d'avril qui fleure le péril
Sujette aux joies louées de la tombe du chêne
Iconoclaste sans âtre et sans haine
Subit et sabir ou sentir mil.

lundi 27 juillet 2009

Bip bop

A la bonne heure, égare l'hère rare de l'air hagard
Dans toutes les tares des cauchemars de l'âne en noir
L'hydre aux libellules postule les pousses tendres de l'onde
Quand les trémolos de la cendre chaude en ronde
Rapporte l'aparté tu.

Il plut à la ville de détonner ton écho
Parmi les comptines les pieds dans l'eau du cachot
Cendre ou poisson : salut.

La guimauve évertue?

mercredi 15 juillet 2009

Sourdine

Moi je ne dis rien, je suis un lutin
Martien
Je ne croise personne, sauf la cloche qui sonne
Résonne

Quand vient l'heure du tertre, je suis de concert
Sans hère
Quand l'être déconcerte, je résonne en peur
Sans heure

Parmi les spectateurs du désespoir
Le soir
Ravive la patine du cours d'histoire

Un jour de défaite raide tu contemplas
L'ébat
Le soldat de ton crime, le jouet des rats.

mardi 14 juillet 2009

Manège

Sans doute et sans détour, un tour est joué, chacun
Son tourniquet
Elle naît et joue sa tour, elle est l'ocre parfum
Pour un jouet
Dans l'évidence de la vie dense elle danse et suit
Sa voix lactée
Elle avait plus que du tonus, elle avait ri
Pour léviter.

lundi 25 mai 2009

A fleur de mot

C'est par l'asphyxie qu'on obtient l'abondance - lance
Chantait le matamore au bord de son errance
Les grelots de sa main résonnaient en écho
Il croassait en croix et ramassait les mots
Ne joue pas un jeu plus dangereux que toi.

C'est par le chant du signe que le singe saignait - pense
Autour des lianes et des lunes un escargot danse
Il anime la sphère de l'asphalte en poussière
Tandis que l'ombre plate dégringole en rentière
Ne joue pas un feu plus ombrageux que toi.

C'est par la prière que le pair perd l'habit - lutte
Il est fier de son air et sans vers il éructe
Dans l'avis des voyants virevolte le néant
Le fer est fort en fard et phagocyte le faon
Ne joue pas un deux plus vénéneux que trois.

samedi 28 mars 2009

C'est la vie

Ce monde s'effondrait et tu regardais l'aube
Jamais de simagrées, jamais de carrés sombres
Janvier et j'en venais, peu d'autres armés de l'ombre
A force de communier, tu nias l'ode de l'aube

Et ta littérature? Pauvre fou d'écriture
Tu aimais les tragiques et tu te récriais
L'aube médiévale est la poésie des benêts
Tu étais tel enfin, car l'idiot est le pur

Le mur, le dur, le banc et le blanc des galets
L'ambre de l'armure, la sciure, les landes et les primates
Ose lancer écarlate les torves armes de l'épate
Les genèses de l'asphalte et les bans de juillet

Ne doute jamais de ta pensée dépense sans jet
Car nul ne cerne en transe le sens gris des guillemets
Un met est la vertu des optimistes inquiets.

dimanche 1 février 2009

Entre

Eh bien, c'est entendu, tu ne souriras plus
Tu riras à gorge déployée
Au lieu de pleurer ta santé
Tant il est vrai que l'humour tient mieux que la glu

Et si tu t'y colles, tu seras l'âme de la cave
L'endroit où la lumière surcroît
Où les lumières brillent de leur foi
Où les dérives évitent les délires des épaves

Alors surtout n'oublie jamais de vivre
N'oublie jamais d'ouvrir un livre
N'oublie pas de poursuivre

Tu seras l'antre des âtres aux étriers.